Summer Wars est un film de
Mamoru Hosoda, le réalisateur de
La traversée du temps, et qui sort en salles le 9 juin prochain. Il y a eu une avant première hier soir (mardi
23/02) au cinéma UGC des Halles, j'ai eu l'occasion d'y être et franchement, c'était bon !
Synopsis
Bienvenue dans le monde de OZ : la plate forme communautaire d'internet. En se connectant depuis un ordinateur, une télévision ou un téléphone, des millions d'avatars alimentent le plus grand
réseau social en ligne pour une nouvelle vie, hors des limites de la réalité.
Kenji, un lycéen timide et surdoué en mathématiques, effectue un job d'été au service de la maintenance d'OZ. A sa grande surprise, la jolie Natuski, la fille de ses rêves, lui propose de
l'accompagner à Nagano, sa ville natale. Il se retrouve alors embarqué pour la fête traditionnelle du clan Jinnouchi. Il comprend bientôt que Natsuki ne l'a invité que pour pour jouer le rôle du
" futur fiancé " et faire bonne figure vis a vis de sa vénérable grand mère. Au même moment, un virus attaque OZ, déclenchant catastrophe sur catastrophe au niveau planétaire.
Avec l'aide de Kenji, tout le clan Jinnouchi se lance alors dans une véritable croisade familiale pour sauver le monde virtuel et ses habitants...

L'affiche du film avec Natsuki au
premier plan
Fiche technique
Production : Madhouse
Titre original : Samā Wōzu
Chara Design : Yoshiyuki Sadamoto ; pour le monde de Oz : Masaru Hamada, Mina Okazaki et Yoshio Okazaki
Scénario : Satoko Okudera
Musique : Akihiko Matsumoto
Genre : Action, humour
Durée : 1h54
Avis
Summer Wars est le nouveau film de
Mamoru Hosoda qui est sorti en août dernier au Japon. Nous le connaissons en France avec le film
La traversée du temps, disponible
chez
Kazé, mais le monsieur a réalisé notamment le 6ème film de
One Piece, deux films de
Digimon et a été à ses débuts animateur clé sur des séries comme
Yuyu
Hakusho et
Dragon Ball Z. On retrouve les mêmes personnes dans la production du film que pour son précédent titre :
Satoko Okudera pour le scénario,
Yoshiyuki Sadamoto
pour le design des personnages dans la "réalité", d'autres designers travaillant spécifiquement sur le monde de Oz. La musique a été confiée à
Akihiko Matsumoto qui a officié sur
One
Outs.
Summer Wars est un film qui présente deux mondes distincts : le monde réel si on peut dire, avec des "vrais gens", et un monde virtuel où tout le monde peut se connecter à partir de sa Nintendo
DS, de son ordinateur, de son téléphone. C'est plus de 400 millions d'utilisateurs qui sont connectés sur le réseau. Un réseau qui permet en plus de tout faire ou presque : communiquer dans
toutes les langues en un instant à travers son avatar personnalisé, acheter ses courses, commander les infrastructures comme les autoroutes... Bref, tout un tas de choses bien évidemment sécurisé
de tous les côtés. Ce joli est monde est celui de Oz, il est présenté durant les premières minutes du film après quoi, c'est au héros de faire son apparition.

Le monde de Oz
Le héros, et bien il n'y en a pas qu'un seul car c'est toute une famille. Kenji est le mec timide surdoué des maths qui travaille à la maintenance d'Oz. Il est embauché par Natsuki, la plus jolie
donzelle de son bahut pour jouer le rôle du petit copain qu'elle va présenter à sa famille. Une famille très nombreuse avec la mamie, les tantes et les oncles, les gamins, et le fils adoptif qui
vient des USA. Comme pour Kenji, vous serez paumé quand elle vous sera présenter au dîner.
Après celui-ci, c'est l'heure de dodo, et Kenji reçoit alors un message crypté sur son téléphone. Croyant résoudre une énigme, il envoie la réponse. Résultat, le lendemain, il apprend qu'il est
celui qui a cracké la sécurité du monde de Oz, que c'est le bazar dedans, qu'il est un criminel recherché et que tous ses accès ont été désactivés. Comment faire alors pour sauver le monde ?
Voila pour le début du film. J'en dis pas plus pour ne pas spoiler. Je ne vais pas chercher à comparer avec l
a traversée du temps car ils ont tous deux leurs caractéristiques propres.
Hosoda a voulu faire un film diffèrent et c'est tout à fait cela.
Summer Wars est un très bon film, très rythmé avec ses scènes d'actions, ses rebondissements et ses personnages qui composent la famille Jinnouchi. Même s'ils ne sont pas fouillés (1h54
oblige), ils ont chacun leur caractère et ont leur moment d'importance quand il faut.
Gros point fort, l'humour. Il est présent du début à la fin, nous avons droit à des scènes bien tordantes, et j'ai surtout adoré toutes les allusions à la technologie. Car comme nous sommes en
présence d'un monde technologique, nous avons droit quelque fois à des termes de geek. Vous n'allez pas sourire, vous allez rigoler.

La famille nombreuse
L'histoire n'est pas ennuyante, elle est rythmée, riche, a pour thème la famille et on retrouve la passion des chiffres qu'à
Hosoda. De mémoire, peut-être une scène qui traîne en
longueur mais rien de méchant.
La musique est bonne, j'ai aimé le générique de fin jusqu'à ce qu'il soit coupé par les organisateurs.
Techniquement, rien à dire, des scènes en 3D dans Oz réussies, un chara design bien comme il est même si j'ai parfois trouvé que les personnages étaient très fin. Animation très bonne, rien à
dire la dessus, tout s'anime au premier et en arrière plan.
Pas pour rien que le film ait été élu meilleur anime de l'année 2009 avec aussi le prix d'excellence, le meilleur directeur artistique, le meilleur scénario, le meilleur réalisateur et le
meilleur chara designer, au Tokyo Anime Fair 2009.
Hosoda a réussi son coup, à savoir faire un film centré sur la famille et qui peut être vu par tous, non pas seulement par une caste de personnes qu'on appelle les otaku ! Le monsieur a
beaucoup d'humour, il a répondu à quelques questions à la fin. Il a eu l'idée du film en rencontrant sa belle-famille, a côtoyé quelques temps
Shigeru Miyamoto qui est content de voir
qu'il n'y ait pas de PSP dans le film, et il était ému de l'ovation rendue par les spectateurs à la fin. Il aurait aimé twitté cela et aurait aimé que toute l'équipe du film soit là.
Au final,
Summer Wars est un film super fun, on prend son pied et on en prend plein les yeux. Le film est dans l'air du temps et peut avoir comme message que dans ces temps qui court,
avec Internet, réseaux sociaux, communautés, le plus important c'est quand même la famille et la joie, le soutien que l'on peut y trouver.
Merci à
Kaze et
Eurozoom pour cette avant première, les organisateurs auraient quand pu
faire l'effort de pas écorcher le nom de
Mamoru Hosoda (et non Momoru ou Hosada...).
RDV le 9 juin prochain en espérant que le film soit dispo dans plus de 5 salles car ce serait franchement débile.
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